« La confiance au sein de la filière est détériorée », constate le Cniel (1), dans son document de présentation du plan de la filière laitière, publié le 15 décembre dernier. L’interprofession y expose en trois volets les engagements pris pour « construire la filière de demain ».

Définir un cadre interprofessionnel

L’interprofession s’engage à construire un tableau de bord mensuel, qui servira de références communes, basées sur des indicateurs de valorisation de l’ensemble des marchés laitiers. Tous les maillons de la filière, des producteurs aux distributeurs, s’engagent à les utiliser. Les acteurs de la filière s’engageront à définir sous forme de guides de bonnes pratiques contractuelles et/ou commerciales les modalités de négociation basées sur la transparence.

Enfin, le Cniel promet d’intégrer dans l’interprofession sous six mois les acteurs du commerce et de la distribution. Un réseau des organisations de producteurs, créé par l’interprofession, devrait également voir le jour « dès le début de 2018 ».

Créer un socle de référence « France Terre de Lait »

L’interprofession définit ce socle comme un « standard de haute qualité du lait et des produits laitiers, exprimant l’excellence française. Cette démarche est fondée sur la quadruple performance de la filière : économique, sanitaire, préservation de l’environnement et respect de l’animal, et sociétale. Elle s’inscrit dans la certification ISO 26000. »

Établir des segmentations identifiables

L’interprofession s’engage à « doubler la production en agriculture biologique à cinq ans, en adéquation avec la demande. Elle entend également « crédibiliser les démarches liées à l’alimentation des vaches laitières sans OGM et à l’accès au pâturage par des cahiers des charges communs permettant de dégager une valorisation supplémentaire ».

Le Cniel s’engage à « consolider la force des 50 AOP laitières pour maintenir leur dynamisme, leur valorisation et leur marché, de faire évoluer les cahiers des charges pour prendre en compte les attentes sociétales ». S’agissant des circuits courts, l’interprofession promet d’accompagner le développement de la production fermière et des circuits de distribution locaux.

(1) Centre national interprofessionnel de l’économie laitière.