« En France, les négociations annuelles en cours entre fournisseurs et distributeurs se passent mal », déclare la Fédération nationale de l’industrie laitière privée (Fnil), dans son communiqué du 7 février 2017. Elle reproche aux distributeurs de ne pas prendre en compte la hausse des prix sur le marché laitier, et affirme que les enseignes « exigent même de leurs fournisseurs des baisses de prix supplémentaires ».

Les industriels, défenseurs des producteurs

« C’est l’avenir même de la filière laitière, et en particulier des producteurs de lait, qui est en jeu dans ces négociations commerciales, poursuit la Fnil. La distribution française doit comprendre qu’en un an, l’équilibre des marchés laitiers a diamétralement changé. »

La Fnil met en avant l’augmentation des cotations des produits laitiers pour obtenir une revalorisation de ses tarifs de vente. « Dans les autres pays européens, ces hausses de prix ont été appliquées aux produits de grande consommation lors des négociations commerciales de l’automne 2016 », précise-t-elle.

Baisse de prix à plusieurs vitesses

Au premier semestre de 2016, la surproduction européenne a continué de peser sur le prix du lait, qui a encore chuté. « En France, ce déséquilibre global du marché laitier s’est traduit en 2016 par une baisse moyenne de 1,5 % des prix de vente des produits laitiers aux consommateurs, selon l’indice Insee PVC lait, fromages et œufs », indique la Fnil.

C’est un recul plus faible que celui dont a bénéficié la distribution car « les prix de vente sortie usine des produits laitiers vendus à la grande distribution en France ont chuté en moyenne de 3,1 % (indice Insee) », d’après le communiqué.

M.B.