La production laitière mondiale est en baisse, Europe et Océanie en tête, note FranceAgriMer dans un communiqué de presse diffusé le 28 octobre dernier à la suite de son conseil spécialisé du 26 octobre 2016. La collecte européenne est en effet en recul depuis le début de l’été : à hauteur de 1,5 % en juin par rapport à 2015, puis de 0,9 % en juillet et de 1,4 % août.

–6 %C’est la baisse de la collecte laitière française pour septembre et la première quinzaine d’octobre 2016 par rapport à 2015, selon FranceAgriMer.

Et depuis septembre, la baisse des volumes s’accentue encore en Allemagne et en France. « La production française est en net recul, en raison de la faiblesse des prix et de la sécheresse de l’été », constate FranceAgriMer.

Vers un marché davantage équilibré

Les effets de la baisse des volumes deviennent tangibles. « Le redressement de la conjoncture se confirme, observe Benoît Rouyer, économiste à l’interprofession laitière (Cniel). Le marché européen apparaît davantage équilibré en termes d’offre et de demande. Et cette tendance devrait a priori se poursuivre au moins jusqu’au printemps 2017, détaille-t-il dans sa conjoncture mensuelle. Mais la situation économique des éleveurs reste préoccupante. » Selon FranceAgriMer, le prix de base du lait standard était de 293 €/1 000 l au mois d’août 2016 en France.

Nouvelles hausses de prix et des volumes en bio

La progression de la collecte de lait bio continue. Sur les huit premiers mois de 2016, la production atteint 390,8 millions de litres, soit 4,9 % de plus que pendant la même période en 2015. En août, le prix du lait dépassait la barre des 450 €/1 000 l, soit 20,3 € de plus qu’en août 2015. Le marché est « soutenu par une consommation dynamique et des fabrications accrues pour les produits de grande consommation », analyse FranceAgriMer.

Les collectes de lait de brebis et de chèvre évoluent de façon similaire. Jusqu’en avril, les volumes progressaient par rapport à 2015. Depuis, elles retrouvent les niveaux de 2015. Les fabrications de fromage de chèvre sont stables, face à une consommation en croissance de plus de 5 % par rapport à l’année passée. En brebis, l’ultra-frais connaît une dynamique soutenue, tout comme la production de fromages.

M.B.