Lactalis a déposé il y a quelques jours les comptes de certaines de ses sociétés. Mais pour la Confédération paysanne, le compte n’y est pas. Le syndicat, dont une soixantaine de membres se sont symboliquement rassemblés ce jeudi 22 février 2018 devant le palais de justice de Laval (Mayenne), demande que « l’État prenne les mesures nécessaires afin que Lactalis publie tous ses comptes et qu’une enquête soit ouverte par le parquet national financier sur les filiales du groupe au Luxembourg ».

Une obligation réciproque

« Sur nos fermes, nous sommes tenus d’être transparents. Alors Lactalis doit également l’être », justifie Nicolas Girod, le secrétaire national de la Confédération paysanne. Sur le plan politique, le syndicat demande aux pouvoirs publics de garantir cette transparence dans le projet de loi issu des États-généraux de l’alimentation. De même que doit y être inscrit le principe de l’arbitrage des pouvoirs publics. « L’idée n’est pas qu’il soit systématiquement exercé mais simplement possible lorsque le rapport de force est trop déséquilibré. »

A. Mabire