Avec la mise en œuvre de la loi sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique, dite Sapin 2, la FNPL espère enfin redonner du pouvoir aux producteurs de lait. Lors de la conférence de presse du mardi 13 décembre 2016, André Bonnard, son secrétaire général, a présenté les points qui concernent la filière laitière.

  1. La mise en place d’un accord-cadre

    Lors de la conclusion d’un nouveau contrat ou d’une revue partielle d’un contrat, les négociations seront bordées par un accord-cadre. Ces négociations seront un préalable obligatoire à toute signature. L’accord-cadre offre le moyen de négocier en collectif des clauses de volume ou de prix.

  2. Un prix du lait dans les contrats

    Une estimation du prix du lait payé aux éleveurs laitiers sera intégrée dans les contrats entre laiteries et supermarchés. Ainsi, c’est une manière de « responsabiliser » l’aval de la filière, espère André Bonnard. « Si la distribution veut négocier son camembert à 3,80 € au lieu de 4 €, l’industriel pourra lui répondre : « Si je vous les vends à ce prix-là, je devrais baisser de 34 €/1 000 l à 30 € le prix du lait des producteurs » », illustre-il.

  3. Des promotions limitées

    « Afin de ne pas nuire à la valeur des produits laitiers, un plafond de ristourne a été fixé à 30 % au maximum », détaille André Bonnard. Une mesure qui interdira les « un acheté, un gratuit », fréquents ces derniers mois pour les grandes marques.

  4. Une amende pour les comptes non-publiés

    La loi Sapin 2 instaure une astreinte financière de 2 % du chiffre d’affaires journalier pour les industriels refusant de publier leurs résultats. Le groupe Lactalis, en particulier, se verra contraint de s’y plier.

M.B.