« L’adhésion à une OP, quelle qu’elle soit, est fondamentale pour concrétiser l’ambition d’une meilleure répartition de la valeur et donc un prix rémunérateur pour tous », explique Denis Berranger, président de France OP Lait et de Sunlait.

Alors que la loi portant sur l’alimentation implique une mise en conformité des contrats laitiers pour le 1er avril, France OP Lait invite les producteurs à sortir d’une logique de « contractualisation individuelle subie » car « le renforcement du pouvoir des négociations des producteurs se fera à l’aune d’une adhésion massive des producteurs de lait aux OP ».

Une nouvelle structure nationale pour défendre les OP

La création d’une structure nationale représentante des organisations de producteurs de lait avait été annoncée en juillet 2018 et rassemblait alors 3 associations d’OP et 7 OP. Mais de nombreux points restaient en discussion.

Denis Berranger, contacté par La France Agricole, apporte plus de précision sur le statut actuel de France OP Lait : « Le syndicat a été officiellement lancé en novembre 2018. L’adhésion se fait à l’échelle des OP et non plus des associations d’OP ». La structure regroupe actuellement 18 OP concernant 5 800 exploitations, un chiffre voué à augmenter dans les prochains mois. « Pour l’heure, le financement de la fédération se fait via la cotisation des OP, en fonction du nombre d’adhérents et du volume produit, mais nous sommes en recherche active d’une alternative ».

Denis Berranger regrette le manque d’implication de la structure dans les négociations avec l’interprofession laitière : « Il serait légitime que nous soyons davantage impliqués dans les décisions qui se prennent à l’échelle du Cniel. Dans le cas des indicateurs de coûts de production, nous avons assisté à une présentation du tableau de bord… mais pas aux négociations préalables. »

A. Courty