« Les conditions hivernales relativement rudes (pluie, neige, froid) ont retardé la pousse de l’herbe et la sortie des vaches au pâturage. En mobilisant plus longtemps les stocks fourragers, la hausse saisonnière de la collecte a été réduite », analyse le ministère de l’Agriculture, dans sa note publiée le 18 mai 2018.

Érosion dans le Grand Ouest

Sur le troisième mois de l’année, la collecte laitière est disparate selon les bassins laitiers. « Sur un an glissant, elle recule de 1,2 % dans le bassin Grand Ouest, qui représente plus du tiers de la collecte nationale », constate le ministère. Elle baisse également dans le bassin Sud-Ouest (–3,4 %) et dans le bassin Charente Poitou (–1,5 %).

À l’inverse, la collecte progresse de 1,7 % dans le bassin Normandie, de 2,9 % dans le Grand Est et de 0,5 % dans le bassin Nord Picardie. Dans les plus petits bassins laitiers, elle progresse de 1,1 % dans le bassin Sud-Est, de 2,6 % en Auvergne Limousin et de 2,2 % dans le bassin Centre.

Prix en berne

En mars 2018, le prix du lait standard conventionnel (TB 38 g/l, TP 32 g/l) atteint 310,80 €/1 000 litres, soit 5 € de plus qu’en mars 2017, mais 14,80 € de moins qu’en février 2018. Le prix du lait standard tous types confondus (conventionnel, bio et AOP/IGP) s’établit en moyenne à 325,50 €/1 000 l, en hausse de 7 € par rapport à mars 2017, mais en retrait de 12,30 € par rapport à février 2018.

Même constat pour le prix du lait standard biologique, qui ne progresse que de 0,80 €/1 000 l sur un an, pour atteindre 458 €/1 000 l en mars 2018. Il marque cependant le pas de 10,50 €/1 000 l par rapport à février 2018.