« La décision a été prise d’étendre le retrait/rappel à l’ensemble des produits infantiles et nutritionnels fabriqués ou conditionnés dans notre site de Craon (Mayenne) depuis le 15 février 2017 », indique Lactalis dans un communiqué diffusé ce 20 décembre 2017, en précisant que l’opération concerne la France et l’international.

« Une contamination dispersée »

Le retrait concerne des « produits à marques Picot (poudres et céréales infantiles), Milumel (poudres et céréales infantiles) et Taranis (mélange d’acides aminés en poudre destinés au traitement de pathologies), selon Lactalis. Nous savons désormais qu’une contamination dispersée s’est installée dans notre usine de Craon à la suite des travaux réalisés au cours du premier semestre de 2017. »

Des mesures de chômage technique toucheront une partie des 350 employés de l’usine. « Il y aura un certain nombre de collaborateurs qui seront concernés par des mesures de chômage technique partiel », indique un porte-parole du groupe, sans pouvoir communiquer dans l’immédiat sur l’ampleur de ces mesures.

« On fait tout ce que l’on peut pour limiter au maximum cette situation », ajoute-t-il, alors que ces mesures doivent être annoncées « dans les jours qui vont venir ». Une partie des employés est d’ores et déjà affectée à « l’éradication de la bactérie », alors que d’autres ont été affectés « à d’autres sites en Mayenne et dans l’Ille-et-Vilaine ».

Le chantier de décontamination n’a que partiellement démarré, selon cette source, qui n’était pas en mesure d’évaluer la durée de cette opération. Le père d’une petite fille de 3 mois qui a consommé un des laits concernés et l’association de consommateurs UFC-Que Choisir ont annoncé lundi des dépôts de plainte contre Lactalis dans le cadre de cette affaire.

AFP