« Les conditions climatiques exceptionnellement chaudes et sèches dans le centre et le nord de l’Allemagne, dans le Benelux et dans le nord-est de la France ont fortement impacté la pousse de l’herbe et la production de fourrages », relève la Commission européenne, dans ses prévisions pour la fin de l’année 2018.

En conséquence, Bruxelles table sur un recul de la production laitière de 0,3 % dans l’Union européenne à 28 sur le second semestre de 2018, par rapport à 2017. La croissance de la production laitière pourrait alors s’établir à 0,8 % cette année, par rapport à l’an passé.

« Augmentation des coûts de production »

Alors qu’en août dernier, le prix du lait moyen payé aux producteurs européens était en retrait de 5 % par rapport à 2017, la Commission estime qu’il pourrait « sensiblement progresser d’ici à la fin de l’année. Néanmoins, les marges pourraient rester contenues en raison d’une augmentation des coûts de production, en lien avec l’alimentation du cheptel mais également avec le coût de l’énergie ».

Par ailleurs, les abattages poursuivent leur ascension sur le Vieux Continent, avec une progression de 1 % sur le premier semestre de 2018 par rapport à 2017 (vaches laitières et allaitantes confondues), et un pic de 6 % enregistré en juin dernier, « en raison d’un moindre taux de renouvellement des vaches laitières l’an passé à la même époque ».

V. Gu.