« Hormis les régions du nord-ouest de la France et notamment la région Normandie qui a été la plus épargnée par la sécheresse estivale, la collecte est déprimée dans la plupart des autres régions françaises et ce malgré une revalorisation du prix du lait », rapporte le ministère dans sa note d’Infos rapides diffusée le 12 avril 2019.

La Normandie reste dans le vert

En février donc, le bassin Normandie est le seul à enregistrer une progression de sa collecte, de 2,2 % par rapport à février 2018. Dans les autres grandes zones laitières, le recul est plus ou moins marqué. Les livraisons reculent de « 0,8 % dans le Grand Ouest, de 2,8 % dans le Grand Est et de 1,9 % dans le Nord-Picardie pour les plus grands bassins ».

Dans les autres bassins, la chute de la collecte varie entre 5,4 % en Auvergne-Limousin et 11,9 % dans le Sud-Est. C’est dans le sud de la France qu’elle est la plus marquée : –8,5 % dans le Sud-Ouest ou encore –6,2 % en Poitou-Charente. En cumul depuis le début de 2019, la collecte recule dans toutes les régions à l’exception de la Normandie.

La part de lait bio progresse

La part de la collecte de lait bio représente 3,7 % des livraisons nationales contre 3,1 % en février 2018. La part du lait AOP/IGP représente 15,8 %. « En février 2019, le prix du lait bio standard s’établit à 462 €/1 000 l, en retrait de 7 c/1 000 l par rapport à février 2018 et celui du prix du lait à teneurs réelles s’élève à 475 c/1 000 litres, en retrait de 6 c/1 000 l. »

Du côté des prix du lait conventionnel à teneurs réelles, entre février 2018 et février 2019, la revalorisation atteint 2,4 % au niveau national. « Les plus fortes hausses se situent dans le bassin Auvergne Limousin (+4,2 %), Grand Est (+3,4 %), Grand Ouest (+2,7 %), suivi du bassin Normandie (+2,2 %). La plus faible augmentation est à noter dans le bassin Sud-Ouest (+1,2 %). »

Des disparités européennes

« D’après Eurostat, la collecte laitière européenne de janvier 2019 recule de 1,1 % par rapport à janvier 2018, souligne le ministère. Cette baisse est essentiellement due au ralentissement de la production dans les principaux pays producteurs comme l’Allemagne (–2,1 %) ou les Pays-Bas (–5,1 %). Elle reste dynamique en Irlande (+4,5 %), en Pologne (+3,2 %) et au Royaume-Uni (+2,7 %). »

E.R.