Alors que la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (Fnec) plaidait pour une meilleure rémunération du travail et l’intégration de la hausse des coûts de production dans les négociations commerciales, le premier binôme distributeur-industriel coopératif se mobilise pour la filière. « Intermarché-Netto et Eurial s’engagent sur une revalorisation des prix d’achat du lait de chèvre français et appellent, au côté de la Fnec, à plus de transparence », annonce Intermarché dans un communiqué de presse diffusé le 3 février 2020.

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Un premier pas franchi

L’engagement d’Intermarché et de Netto sur une « hausse des prix d’achat du fromage de chèvre français de marque nationale Soignon et des produits de marque de distributeur d’origine France de l’enseigne permettra à Eurial de revaloriser le prix du lait aux producteurs à hauteur de 749 €/1 000 litres pour les volumes concernés par la marque Soignon en France, toutes primes comprises », soutient Intermarché dans son communiqué.

« Intermarché est le premier distributeur à affirmer son soutien à cette filière souvent méconnue et en difficulté », déclare Thierry Cotillard, président d’Intermarché et Netto. Jacky Salingardes, éleveur de chèvres et président de la Fnec, salue la signature de cet accord « permettant au leader du marché du fromage de chèvre de donner une perspective positive à la filière caprine ».

Vers un objectif de prix moyen annuel de 790 €/1 000 litres

L’engagement est fort mais reste loin des souhaits exprimés par la Fnec, qui vise un objectif de prix moyen annuel de 790 €/1 000 litres « pour produire un lait de qualité “origine France” et en accord avec les attentes sociétales », explique le président de la Fnec.

Jacky Salingardes et Mickaël Lamy, éleveur de caprins et président du métier lait de chèvre d’Agrial, s’accordent sur le fait que cette démarche est une première pour atteindre cet objectif mais attendent que d’autres enseignes de la distribution se mobilisent à leur tour.

Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Ovins

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