« La dimension de cet accord marque un réel pas en avant pour apporter de la visibilité à la filière laitière française et assurer son avenir », déclare un communiqué publié par l’enseigne de distribution le 30 janvier 2019.

Moins d’un mois après l’annonce d’un premier accord avec Danone, E. Leclerc signe cette fois-ci au profit des 12 000 éleveurs livreurs à Lactalis. « Lactalis est un acteur emblématique et un débouché incontournable, estime Michel-Edouard Leclerc, président des centres E. Leclerc. C’était important que nous aboutissions à un accord permettant une revalorisation réelle du revenu agricole. »

Modalités tarifaires encore inconnues

Grande annonce… Mais toujours rien de concret sur le prix du lait. À l’image de l’accord signé avec Danone, aucune précision n’est donnée quant aux modalités tarifaires.

« Je suis heureux de voir Lactalis s’inscrire dans cette démarche mais je reste dans l’attente des chiffres. Tous les accords signés avec des enseignes de distribution autres que Leclerc contiennent cette information jusqu’à présent », constate Claude Bonnet, président de l’Unell (Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis).

Alors que Lactalis « ne souhaite pas réagir pour le moment », le service de presse du groupe E. Leclerc a simplement ajouté qu’un article sur le blog de Michel-Edouard Leclerc devrait paraître sous peu.

L’enseigne de distribution s’est engagée à revaloriser le prix d’achat des quelque 200 millions de produits Lactalis qu’elle va acheter cette année. « Les hausses de tarif liées à cet accord seront intégralement répercutées dans le calcul du prix du lait pour l’année 2019 », certifie Emmanuel Besnier, président du groupe Lactalis.

A. Courty