C’est Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, qui l’a annoncé ce 15 mars 2018 lors de la présentation à Bercy du bilan de la DGCCRF pour l’année 2017. « 50 PV ont été transmis à la justice, 214 avertissements ont été adressés aux professionnels, en particulier lorsque l’information destinée aux consommateurs était insuffisante. »

113 établissements contrôlés

« D’énormes retards ont été mis en évidence dans la gestion du retrait et du rappel de ces produits alors qu’ils présentaient un risque pour la santé, ajoute-t-elle. Plusieurs centaines de produits qui devaient être retirés étaient en réalité toujours commercialisés dans 113 établissements contrôlés. »

Un groupe de travail se réunira « dans le cadre du conseil national de la consommation » pour mieux gérer les opérations de retrait-rappel. Mais la secrétaire d’État ne donne aucune information sur les modalités envisagées pour y parvenir, notamment en ce qui concerne l’obligation de publication de ces retraits dans les médias locaux et nationaux, ni sur le calendrier envisagé.

La première réunion du comité devrait avoir lieu « à la fin de mars », et la dernière « à la fin d’avril », avec des annonces attendues pour « la mi-mai », selon son entourage.

Delphine Gény-Stephann a aussi voulu « rappeler où sont les obligations et les responsabilités de chacun. Les fabricants doivent mettre sur le marché des produits sûrs, les distributeurs doivent commercialiser des produits sûrs, ces responsabilités sont les leurs. Les services de l’État n’ont pas pour vocation de porter ces responsabilités à la place des entreprises. Leur mission est une mission de contrôle. »

AFP

(1) Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.