Le principe de protection du loup prime dans le jugement. Même si l’hypothèse que les loups échappés du parc du Gévaudan sont à l’origine de la prédation n’est pas exclue, elle n’est pas établie non plus et dans tous les cas le principe ne peut être remis en cause.

« La protection s’étend à l’ensemble de l’espèce dont l’aire de répartition naturelle, compte tenu de son mode de déplacement, doit s’étendre à l’échelle de l’Europe et sans qu’y fasse obstacle la circonstance qu’un animal aurait été accueilli au sein d’un parc animalier », indique la juge.

La Fédération nationale du pastoralisme reste « perplexe » et étudie la possibilité de faire appel de la décision. Elle estime que le jugement va à l’encontre de plusieurs décisions prises. « Pourquoi le 11 mars 2016, le préfet de l’époque avait-il pris un arrêté pour faire procéder à la capture de ces loups échappés du parc du Gévaudan. Et pourquoi, la réglementation prévoit-elle le puçage, l’enregistrement, l’autorisation pour le transport et la détention de loups afin d’empêcher les lâchers de loups ? Dans quel but la préfecture a-t-elle ordonné des analyses génétiques des loups du parc du Gévaudan récemment ? », interroge la FNDP.

M.-F. M.