L’affaire remonte à septembre 2015. « Le préfet avait pris un arrêté autorisant la destruction de 6 loups dans trois secteurs du département (Belledonne, Maurienne et Thabor) », indiquent les associations France Nature Environnement (FNE), Humanité et Biodiversité, la Ligue pour la protection des oiseaux et FNE Aura. Elles précisent qu’il n’y avait pas eu de concertation avec les autres parties prenantes de ce dossier et que cette décision intervenait quelques jours après la séquestration par un groupe d’éleveurs, des représentants du parc de la Vanoise, pendant un jour et demi.

Quatre ans de procédure

Le 25 septembre 2015, les associations avaient alors demandé l’annulation de la décision. Deux ans plus tard (le 12 octobre 2017), le tribunal administratif de Grenoble donnait raison aux associations en annulant l’arrêté autorisant les tirs de loups.

Mais le ministère de la Transition écologique et solidaire a ensuite décidé de faire appel de cette décision devant la cour administrative d’appel de Lyon, « qui confirme le 18 décembre, l’illégalité des dispositions autorisant le tir de 6 loups en 2015 », soulignent les militants.

Des troupeaux toujours sous pression

Bernard Dinez, président du syndicat ovin de la Savoie, se souvient de son côté que les tirs autorisés à cette époque avaient réussi à atténuer la pression autour des troupeaux. « Depuis, la tension a grimpé. La situation était insupportable cet été. Le seul moment où nous sommes tranquilles, c’est quand les brebis sont dans la bergerie. »

M.-F. Malterre