En s’inspirant de l’Italie, des Pays-Bas et de la Belgique, la coopérative développe un nouveau modèle d’accompagnement des engraisseurs. Le projet a été présenté à l’occasion de son assemblée générale, le 28 mars 2018, à Segré, dans le Maine-et-Loire. « L’objectif est d’améliorer la marge de l’atelier en saturant l’outil de production et en améliorant les performances », présente Sébastien Guédon, chargé d’affaires en bovins viande chez Ter’Élevage.

Une approche globale

« L’éleveur sera accompagné par un expert en “approche globale”, détaille-t-il. Celui-ci sera en lien avec le vétérinaire et les autres intervenants habituels, notamment grâce au développement d’un outil informatique. Plusieurs indicateurs, telle la production brute de viande vive, feront l’objet d’un suivi et permettront de piloter l’atelier. »

Ne plus subir le vide sanitaire

De son côté, l’éleveur s’engage à peser ses taurillons selon un rythme défini, pour affiner les prévisions de sorties et anticiper les futures mises en place. « Le vide sanitaire sera maîtrisé et non plus subi, résume Sébastien Guédon. Un programme alimentaire défini devra aussi être respecté. Nous serons très regardants sur ce point, car il conditionne les performances et donc les dates de sorties. »

Le projet est pour l’instant en phase de test. D’ici à la fin de l’année ou au début de 2019, le programme sera ouvert aux éleveurs volontaires. 60 ateliers d’engraissement de taurillons allaitants sont éligibles, soit 20 000 animaux. « Dans le futur, nous n’excluons pas d’adapter ce modèle à d’autres productions », ajoute Sébastien Guédon.

Valérie Scarlakens

(1) « JB Gold » est un programme d’accompagnement technique, qui n’implique pas automatiquement ni n’exclut la contractualisation des animaux. En 2017, Ter’Èlevage a contractualisé 22 000 bovins. Parmi eux, 10 800 jeunes bovins soit 15 % des volumes commercialisés.