Dans une note d’Infos rapides Agreste publiée le 6 février 2017, le ministère de l’Agriculture constate un ralentissement de 1,3 % du recul du prix d’achat des moyens de production agricole. Un phénomène lié à la hausse du prix de l’énergie et des lubrifiants et au ralentissement du repli du prix des aliments pour animaux et des engrais.

Davantage d’aliments fabriqués à la ferme

En 2016, la production d’aliments composés a chuté de 4,3 %. « La moindre demande pour les vaches laitières, ainsi que l’épizootie de grippe aviaire survenue à la fin de 2015 expliquent en partie ce résultat », note le ministère. La production d’aliments concentrés pour vaches laitières chute de 9,1 % par rapport à 2015. Pour les autres bovins, les chiffres se stabilisent. La production industrielle d’aliments porcins diminue quant à elle de 4,2 %.

« En 2016, les cours des tourteaux de soja et de blé ont poursuivi leur repli, favorisant un recours plus important aux aliments fabriqués à la ferme », précise la note. Du côté des volailles, la fabrication d’aliments composés recule de 3,9 %, interrompant une progression continue depuis 2012. À elle seule, la filière des palmipèdes gras voit sa production d’aliments décrocher de 17,2 %, à cause de la grippe aviaire.

Moins d’engrais livrés

En cumul sur les quatre premiers mois de la campagne de 2016-2017, les livraisons d’engrais azotés ont reculé de 10,3 % par rapport à la campagne précédente. Et sur les six premiers mois, les livraisons de phosphates reculent de 20,5 %, celles de potasse de 28,3 %. Les cours chutent respectivement de 11,8 % et 8,2 % en moyenne.

Sur un an, l’accroissement du prix du baril de pétrole brut de la mer du Nord s’intensifie : 44,5 % de plus par rapport à décembre 2015 contre 0,4 % entre novembre 2015 et 2016. Quant au fioul domestique carburant, qui représente la moitié du poste de l’énergie et des lubrifiants de l’Ipampa, son prix sur l’année progresse, avec un coup d’accélérateur en octobre.