Le bénéfice net du numéro un français de l’industrie laitière, s’est élevé en 2019 à 318 millions d’euros, contre 425 millions d’euros un an plus tôt, a indiqué le président de Lactalis Emmanuel Besnier lors d’un point presse dans une petite fromagerie du groupe produisant des bries de Meaux et de Melun à Meaux (Seine-et-Marne). Le recul est « lié à des provisions d’actifs sur nos récentes acquisitions », a précisé le président de Lactalis.

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Des acquisitions en série

Le groupe propriétaire des marques Président, Galbani, et Lactel, a acquis l’an dernier neuf sociétés, dans autant de pays, « une des plus fortes années du groupe » à cet égard, a souligné Emmanuel Besnier à l’occasion de cette présentation organisée pour la deuxième année de suite — un exercice nouveau pour ce groupe familial réputé pour sa discrétion.

Parmi ces acquisitions, le rachat de la coopérative brésilienne Itambé permet au groupe de revendiquer la place de leader des produits laitiers au Brésil. Emmanuel Besnier n’a pas souhaité communiquer sur le budget alloué à ces acquisitions, ni sur la croissance organique (hors effets de périmètre et de change) du groupe basé à Laval, qui a enregistré 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans le monde en 2019.

La discrétion, toujours

« Ces chiffres intéressent aussi nos concurrents », a-t-il souligné. Le niveau d’endettement du groupe, qui a bondi de 51 % sur un an, à 5,9 milliards d’euros, donne une idée des sommes engagées pour la croissance externe. Concernant 2020, les résultats « vont continuer d’être tendus pour l’industrie laitière », anticipe Emmanuel Besnier, se disant « inquiet » quant à « l’évolution du pouvoir d’achat des consommateurs » en raison de la récession provoquée par la crise sanitaire liée au Covid-19.

AFP