Adieu veaux, vaches, couvées… C’est une première dans le petit monde de la « clean meat ». Après le bœuf, c’est au tour des viandes de poulet et de canard d’être produites en laboratoire. Car dans ce microcosme, la viande « de demain » se cultive à partir de cellules-souches !

« Une incroyable opportunité commerciale »

Dans la vidéo de promotion, Uma Valeti, le PDG de Memphis Meats, affirme que « l’élevage des volailles est à l’origine d’énormes problèmes pour l’environnement, le bien-être animal et la santé humaine. Et qu’il est également inefficient. »

La production de viande artificielle résoudrait, selon lui, tous ces problèmes. Il reste à prouver, entre autres, que son coût environnemental est moins élevé que celui de l’élevage et que les antibiotiques nécessaires à la culture in vitro ne cultivent pas également l’antibiorésistance…

Peu bavard sur le sujet, Uma Valeti estime que la technologie mise au point par son entreprise est un « véritable bond technologique pour l’humanité », et, plus prosaïquement, « une incroyable opportunité commerciale ».

La commercialisation de cette viande artificielle est annoncée pour 2021. Cela laisse un peu de temps aux végétariens pour trancher ce nouveau dilemme : la viande in vitro est-elle compatible avec leur régime alimentaire ?

Valérie Scarlakens