Un arrêté du ministère de l’Agriculture, daté du 25 octobre, introduit la qualification de « troupeau indemne d’IBR vacciné ».

« Cette notion existe déjà en Allemagne et en Belgique, explique David Ngwa Mbot, vétérinaire conseil à GDS France. Son adoption en France est rendue possible par la reconnaissance du test Diva, qui permet de distinguer un animal infecté par la souche sauvage du virus, d’un animal ayant été vacciné mais n’ayant pas été infecté. Jusqu’à présent, un animal vacciné était considéré comme infecté. »

Désormais, un animal indemne d’IBR vacciné pourra donc être vendu comme reproducteur. « Dans les faits, cela concernera assez peu d’élevages car la vaccination d’individus sains n’intervient que lorsque la contamination du troupeau est massive », remarque le spécialiste.

Dérogation

Autre changement, la dérogation accordée aux individus de races brave ou raço di biou, infectés mais vaccinés, qui pourront « être introduits dans un troupeau de bovinés de ces mêmes races participant à des manifestations culturelles et sportives ». Cette dérogation est valable jusqu’au 31 décembre 2022.

« L’objectif est cependant toujours l’éradication de l’IBR et le recouvrement du statut indemne au niveau européen, rappelle David Ngwa Mbot. Depuis l’instauration de la nouvelle réglementation en 2016, le nombre de cheptels infectés est passé de 10 % à 6 % et le nombre d’individus infectés a diminué de 30 %. »

Valérie Scarlakens