« Sans répercussion de ces surcoûts, nos contrats indexés sont clairement menacés », alerte Benjamin Constant, président de la Confédération nationale du foie gras, dans un communiqué publié le 9 novembre 2021.

Après deux années marquées par le Covid-19 et l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP), les éleveurs de palmipèdes gras sont « parmi les plus inquiets », estime la Confédération française de l’aviculture (CFA).

Les charges de structure bondissent

Le syndicat estime à 28,3 % la hausse du prix des matières premières alimentaires sur les 10 premiers mois de 2021. Il pointe également le coût des mesures de lutte contre l’IAHP : mise à l’abri obligatoire, baisse des densités ou encore ajustement des plannings.

Si la CFA « soutient sans réserve l’ensemble de ces mesures […], elles ne sont pas sans effets sur les conduites d’élevage et donc sur les coûts de production, notamment les baisses de densité, mais aussi l’utilisation de matériel et bâtiments adaptés. » D’après le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), les charges de structure devraient augmenter de 17,2 % sur l’ensemble de l’année 2021.

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2,57 € supplémentaires par canard

En intégrant le coût des nouvelles mesures de biosécurité, la hausse du prix de l’aliment et de celui des canetons (+10 %), l’interprofession anticipe une augmentation de 13,8 % du coût de production moyen d’un canard élevé et engraissé en 2021.

« Cette hausse représente un bond phénoménal de 2,57 € pour la production de chaque canard », appuie le Cifog. « Les distributeurs et la restauration doivent entendre le message des éleveurs de palmipèdes gras et prendre en compte ces hausses de coûts de production », souligne Jean-Michel Schaeffer, président de la CFA.

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Vincent Guyot