L’obligation depuis le 5 novembre de mettre à l’abri les volailles, en raison du niveau de risque « élevé » vis-à-vis de l’influenza aviaire, ne passe pas. « Cette décision place [les éleveurs] devant un choix impossible : enfermer leurs animaux la majeure partie de l’année, quand cela leur est possible, et renier leur mode d’élevage ; ou cesser leur activité sous la menace des sanctions », s’agace la Confédération paysanne, le 15 novembre 2021.

Le même jour, la Confédération paysanne, le Modef, Agir pour l’environnement, Sauve qui poule, l’Association nationale d’aviculture familiale, indépendante et citoyenne (Anafic), Miramap, Bio Consom’acteurs et la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) ont déposé un recours devant le Conseil d’État afin de « faire annuler cette réglementation ».

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« Tromperie massive des consommateurs »

La Confédération paysanne estime que l’obligation de claustration conduit à « tromperie massive des consommateurs et consommatrices en vendant comme du “plein air” des produits qui ne le seront plus ».

Le syndicat dénonce un « coup porté au bien-être animal, avec des volailles enfermées une grande partie de l’année » ainsi que le choix de « sacrifier le plein air sur l’autel de la vocation exportatrice de la filière ».

Pour manifester ce mécontentement, la Confédération paysanne appelle à une mobilisation nationale du 15 au 17 novembre 2021. « Partout en France devant les DDPP (1) et les préfectures, les éleveurs et éleveuses vont interpeller les pouvoirs publics et les élues, informer les consommateurs et consommatrices sur les marchés », explique le syndicat. Après le Gers et la Saône-et-Loire le 15 novembre, une mobilisation est prévue à Pau ce mardi 16 novembre.

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Vincent Guyot

(1) Direction départementale de la protection des populations.