Malgré le report du Concours national de la race limousine à septembre 2021, « la vente grand cru se devait d’exister pour répondre aux besoins des acheteurs du top de la génétique française », appuie Interlim dans un communiqué diffusé le 23 septembre 2020. L’équipe, qui a dû s’adapter aux contraintes sanitaires, a conçu une vente « hybride » unique en son genre pour cet événement.

Près de 200 éleveurs sont venus assister aux enchères à la station de Lanaud tandis qu’une centaine d’autres ont eu la possibilité de suivre le défilé commenté en direct sur Facebook et de participer à la vente en enchérissant à distance. Sur les 19 lots initialement proposés à la vente (15 femelles et 4 mâles dont 1 retiré), la moyenne d’enchères s’est établie à 5 044 €, pour un taux de vente satisfaisant de 94,4 %.

Une vente « hybride » tout aussi dynamique

Selon Interlim, les enchères au cours de la vente ont été « assez disputées ». « Nous avons assisté à un véritable match de ping-pong entre les enchères physiques dans le ring et les enchères virtuelles sur la plateforme web », renchérit l’organisation.

Pour les 18 animaux vendus, la moyenne de vente des femelles s’est élevée à 4 493 € et à 7 800 € pour les mâles. Sur les 19 lots présentés à la vente, 15 génisses et 1 taureau, soit 89 % des animaux vendus, ont pris la direction de six pays : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Italie, Luxembourg et Portugal.

S’agissant du top price mâle, il a été décroché par Maestro Espoir, né chez Gilbert Léonard en Ille-et-Vilaine et proposé à la vente par l’élevage Rolland 22, des Côtes-d’Armor. Le taureau limousin a été acheté par l’EARL du Bois de Corbie, basé dans l’Eure pour la somme de 10 200 €.

Fils de Ibanez RJ, origines Friskie RR VS, le taureau Maestro Espoir se caractérise par « de très bonnes largeurs dans son dessus et son dos, avec de bonnes épaisseurs musculaires, un bassin très ouvert et une cuisse longue, large et rebondie. Il offre une très bonne production de type mixte et est utilisé sur génisses (beaucoup de finesse d’os). Du côté génomique, il affiche 8 en développement musculaire (DM), 9 en format (FO), 8 en aptitude au vêlage (AV) et 8 en aptitude maternelle à l’allaitement (AL). » © Interlim

Du côté des femelles, le top price revient à Odile, née au Gaec Pimpin Frères dans la Haute-Vienne et achetée par l’élevage Hollow en Grande-Bretagne pour 6 500 €. « Fille de Ivanoche sur Indiana, Odile est une génisse puissante avec beaucoup de volume dans ses longueurs et ses largeurs. Elle a un bassin ouvert et une cuisse longue et large. Elle est élégante, bien racée et se déplace très bien. Son pedigree offre de bonnes lignées de l’élevage Pimpin : Cowboy, Epi d’or et Adonis », complète Interlim.

Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La modestie de l’offre stabilise les prix

Les apports modestes conduisent à une stabilisation des cours en vaches allaitantes et en réformes laitières.