Hier, le 15 mars 2017, l’Association turque des producteurs de viande rouge a annoncé le renvoi de quarante vaches importé pour l’élevage. Cité par le quotidien Hürriyet, Bülent Tunç, le président de l’association a affirmé que quarante prim’holsteins avaient été renvoyées vers leur pays d’origine. « À l’avenir, nous ne souhaitons plus de produits animaliers des Pays-Bas », a-t-il dit à l’agence pro gouvernementale Anadolu, ajoutant pour se justifier que la prim’holstein « commence à créer de sérieux problèmes ». Bülent Tunç a expliqué que la Turquie veut désormais se focaliser sur l’élevage de ses propres races bovines « de qualité ».

Conflit politique

Cette décision survient en pleine brouille diplomatique entre la Turquie et des pays européens, notamment les Pays-Bas et l’Allemagne, qui ont annulé des meetings électoraux de soutien au président Erdogan, en pleine campagne pour un référendum portant sur le renforcement de ses pouvoirs. Lundi 13 mars, la Turquie avait annoncé la suspension des rencontres au niveau ministériel avec les Pays-Bas et son refus du retour à Ankara de l’ambassadeur néerlandais, actuellement à l’étranger.

AFP