« À la Coopel, nous continuons d’assurer les inséminations, les constats de gestation, la synchronisation des chaleurs et les schémas de sélection., témoigne Guy Pegoud, directeur de la coopérative. La chaîne d’indexation prévue pour avril est maintenue. Par contre, les prestations de conseil, de planning d’accouplement et de génotypage massal des femelles sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. »

Des adaptations nécessaires

« En tant qu’entreprises de services aux éleveurs, pilotées par des éleveurs, notre mission est d’assurer la reproduction des animaux de manière à garantir dans les mois à venir les naissances qui permettront de produire du lait et de la viande », complète Allice, l’union de coopératives d’élevage, dans un communiqué de presse diffusé le 19 mars 2020.

Pour garantir le plan de continuité d’activité mis en œuvre tout en protégeant la santé des salariés et des éleveurs, les vingt-quatre entreprises de mise en place de semence en filières bovine et caprine du réseau Allice doivent s’adapter.

Ainsi, les services liés à la production de semence, le transport et la livraison des doses de semences, l’insémination, le génotypage sont maintenus. Il en est de même pour « toutes les activités de support indispensables à la bonne réalisation des actes en élevages, dans les stations de mâles et dans les laboratoires », assure Allice [sous réserve d’une évolution de la situation épidémique liée au Covid-19].

Pour éviter au maximum les situations de contact physique et d’échange avec les éleveurs, la continuité des activités implique « une réorganisation des tâches et une simplification du travail des techniciens en recherchant la plus grande autonomie dans la réalisation des actes techniques », indique Allice.

Des spécificités pour les petits ruminants

Autre difficulté rencontrée en filière caprine : « Les interventions dans ce secteur induisant trop de proximités, nous avons choisi de stopper toute activité jusqu’à recevoir les protections adéquates pour équiper notre personnel », explique Guy Pegoud.

La coopérative Évolution rencontre les mêmes contraintes. « Notre pôle de développement est en contact permanent avec les éleveurs de petits ruminants pour trouver des solutions alternatives au passage de nos équipes dans leurs exploitations », renseigne Gilles Delaporte, directeur adjoint chez Évolution.

Quoi qu’il en soit, la communication sur les mesures-barrières auprès de nos salariés et de nos éleveurs est le maître mot pour garantir le maintien de nos activités », ajoute Guy Pegoud à la Coopel.

Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Recul de la demande sur les pièces « arrière »

L’activité commerciale reste assez régulière sur le marché du vif, bien que les industriels observent un recul des commandes dans les pièces « arrière ». Le prix des aloyaux se replie, mais cette baisse n’est pas compensée par une plus-value sur les avants. Les abatteurs, qui ont moins de difficulté à s’approvisionner, commencent à mettre la pression sur les prix des laitières. La demande est également plus calme dans le domaine des allaitantes, mais la modestie de l’offre permet de maintenir les cours.
Votre analyse du marché - Ovins

L’offre ne couvre pas la demande

La demande se tasse, mais les disponibilités peinent à la couvrir. L’animation commerciale est soutenue sur les cadrans avec une bonne tenue des prix alors que la tendance de ces dernières années la tendance était plutôt à la baisse à la fin de septembre.