« Oui, un fromage peut être fermier, avec un affinage en dehors de la ferme », a affirmé Didier Guillaume, sénateur de la Drôme, au Palais du Luxembourg le 29 juin 2018. Pourtant décrié par l’Association nationale des producteurs laitiers fermiers, le Sénat approuve la possibilité d’affiner un fromage fermier en dehors de l’exploitation, « sous réserve du respect des méthodes d’affinage traditionnel, et d’en informer le consommateur sur l’étiquetage du fromage ».

« On ne bouge pas le cahier des charges »

Pour Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, « l’appellation “Fromage fermier” n’est pas remise en cause. Il y a des savoir-faire ancestraux sur la fabrication de fromage dont l’affinage se fait ailleurs […], parce qu’il y a des cavités naturelles qui existent à un endroit ou à un autre, où l’on peut faire cet affinage en dehors de l’exploitation, se risque-t-il. On ne bouge pas le cahier des charges. »

Didier Guillaume estime enfin que « cet article permet de sécuriser la pratique actuelle des producteurs, qui affinent leur fromage en dehors de la ferme, et qui pratiquent déjà l’étiquetage, avec la mention explicite “affiné par” ».

V. Gu.