La production d’œufs de consommation (œufs en coquille + ovoproduits) s’est maintenue en 2015 à 14,7 milliards d’unités, en légère hausse sur un an (+0,6 %) pour la troisième année consécutive, selon le bilan dressé par Agreste et diffusé ce 3 octobre 2016. Ce redressement depuis 2013 fait suite aux travaux de mise aux normes des cages de poules pondeuses en 2011 et 2012 et de la chute de la production induite de 11 %. La production est issue à 68 % des élevages en cages (contre 80 % en 2009) et à 32 % des systèmes alternatifs (agriculture biologique, plein air et au sol).

Recul des mises en place

Mais l’année 2016 s’annonce moins bonne, avec une production prévue en baisse de près de 3 % sur les neuf premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015. En effet, de janvier à mai 2016, les mises en place de poulettes de ponte se sont repliées de 2,5 % par rapport à 2015.

Les cours à la production ont globalement poursuivi leur redressement (+6 %) en 2015, après avoir chuté en 2013 et progressé de 3,3 % en 2014. Pour 2016, les prix sont estimés en retrait au cours du premier semestre, dans un contexte d’augmentation des importations et de repli des exportations.

La consommation d’œufs par les ménages s’est légèrement repliée en 2015 (–2 % par rapport à 2014), après une quasi-stabilité en 2014 (+0,2 %).

Le solde du commerce extérieur demeure largement positif en valeur en 2015, grâce à une excellente tenue des exportations françaises (pour deux tiers sous forme d’ovoproduits). En revanche, il est devenu légèrement négatif en volume, les importations ayant augmenté plus rapidement que les exportations. La France avait enregistré un excédent à la fois en volume et en valeur en 2014.

Performant à l’exportation

Les exportations d’œufs de consommation se sont élevées à plus de 106 000 tonnes-équivalent coquille (12 % de la production totale), en hausse de 4,5 % par rapport à 2014 (contre +0,4 % en moyenne annuelle de 2010 à 2015). Cette bonne tenue a concerné les pays tiers (+45 %), notamment les États-Unis et le Canada touchés par un épisode de grippe aviaire, alors que les exportations vers l’Union européenne demeuraient quasi stables.

Les ventes d’ovoproduits ont progressé de 8 %, portées par la destination pays tiers : +29 % (en faisant plus que tripler vers l’Asie du Nord et plus que doubler vers l’Afrique subsaharienne), contre +4 % vers l’UE.

Quant aux importations, elles ont fait un bond de 16 % en 2015 (contre +1 % par an en moyenne sur 2010-2015), essentiellement en provenance de l’UE.

E.C.