« Amputé de sa traditionnelle mise en avant en pré-saison, le foie gras a été victime d’un recul des ventes de 44 % sur le mois d’octobre et de 32 % en novembre », constate le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), dans un communiqué publié le 10 février 2020. Sur l’année 2019, « le foie gras enregistre une baisse de 10 % de ses ventes en volume », appuie-t-il.

« Baisse de revenu des éleveurs »

Ces difficultés commerciales entraînent des « stocks résiduels découlant des méventes » qui pourraient peser sur le prix de vente du foie gras. « L’argumentation commerciale avec les distributeurs est désormais très défavorable aux transformateurs », explique l’interprofession. Une réduction des volumes de production pourrait être envisagée, « ce qui impactera directement les mises en place chez les producteurs ».

Pour le Cifog, « les éleveurs vont subir une baisse de revenu alors que la loi [sur l’alimentation] était censée leur assurer un meilleur retour de valeur ». Et de rappeler que « ces mêmes agriculteurs ont investi lourdement pour faire face aux mesures de biosécurité rendues indispensables après les deux épisodes consécutifs de grippe aviaire en 2016 et 2017 ».

Agir avant le 29 février

Jugeant la mesure d’encadrement des promotions à 25 % en volume comme « inadaptée à un produit saisonnier et festif tel que le foie gras », le Cifog enjoint le gouvernement à « donner un signal fort avant le 29 février ».

Une date correspondant à « la limite légale de fin des négociations commerciales avec les distributeurs, ces mêmes interlocuteurs figeront, pour toute l’année 2020, leurs plannings d’opérations commerciales dès mars et avril ».

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V. Gu.