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L’interprofession « Volailles de chair » enfin créée

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Filière
 - L’interprofession « Volailles de chair » enfin créée
© C. Faimali/GFA

Attendue de longue date, l’interprofession commune aux différentes productions avicoles est enfin sur les rails. « Son assemblée générale constitutive a eu lieu hier et son agrément par les pouvoirs publics devrait intervenir d’ici à la fin de l’année », a indiqué Jean-Yves Ménard, le président du Comité interprofessionnel du poulet de chair (CIPC), lors des assemblées générales des différents comités avicoles, le 19 avril 2018 à Angers.

Dotée d’un budget de 2,68 millions d’euros, la nouvelle entité sera présidée par Jean-Michel Schaeffer, président de la Confédération française de l’aviculture (CFA), et dirigée par Anne Richard, l’actuelle directrice de l’Itavi. Quant au bureau de l’interprofession, il sera composé de onze personnes, dont six représentants des collèges (accouveurs, producteurs, organisations de producteurs, fabricants d’aliments, abatteurs et restauration/distribution), quatre des comités interprofessionnels existants (CIPC, Cidef, Cicar et CIP (1)) et un du Syndicat national des labels avicoles (Synalaf).

Une cotisation pour l’aval

Du côté des cotisations, « rien ne changera pour l’amont de la filière mais l’interprofession appellera une cotisation “aval” qui devrait avoisiner les 360 000 €, recouverte aux deux tiers la première année, puis en totalité les suivantes. Les comités cotiseront également. »

Huit commissions de travail

En pratique, la création de l’interprofession entérine des habitudes de travail déjà en place. « Sur les huit commissions de travail définies, seules deux sont nouvelles », rappelle Éric Cachan, le président du Synalaf. La première sera affectée à la restauration collective, la seconde, issue des EGA, consacrée aux « liaisons avec les ONG et les associations de consommateurs ».

Anne Mabire

(1) Comité interprofessionnel du poulet de chair, Comité interprofessionnel de la dinde française, Comité interprofessionnel du canard à rôtir et Comité interprofessionnel de la pintade.

« Un trou dans la raquette »

À Angers, la reconquête du marché français était sur toutes les lèvres.

Pour atteindre cet objectif, la filière sait qu’elle doit travailler sur l’image de la production avicole, sur la politique d’investissement mais également sur la formation initiale. « Du CAP au BTS, il n’existe aujourd’hui pas de formation spécifique à la volaille », rappelle Frédéric Rabaud (Ireo-MFR des Herbiers). « Un trou dans la raquette », reconnaît Jean-Yves Ménard.

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