Après une baisse marquée en février 2021, les abattages de porcs retrouvent des couleurs en mars 2021. « Ils sont proches de la moyenne sur cinq ans (–0,5 % en têtes et –0,1 % en poids) et légèrement supérieurs aux niveaux de mars 2020 (+0,7 % en têtes et +0,5 % en poids) », indique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans sa note d’Infos rapides publiée le 30 avril 2021.

Les prix progressent

Du côté du prix du porc, l’heure est également à l’embellie. Après être resté stable de la mi-décembre 2020 à la mi-février 2020, la cotation française a progressé de 7 % sur un mois en mars 2021, pour s’établir à 1,48 €/kg (classe S entrée abattoir), « soit le même niveau que la moyenne sur cinq ans, qui inclut toutefois le niveau exceptionnellement élevé de mars 2020, analyse l’Agreste. Les exportations soutenues de l’Espagne vers la Chine tirent les cours européens à la hausse. »

En revanche, le coût de l’alimentation animale est sur une tendance à la hausse. « En février 2021, le prix de l’aliment pour porcins continue de progresser. Il est supérieur de 8,7 % au prix de février 2020 et de 11,3 % à celui de la moyenne de 2016 à 2020 », souligne le ministère.

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Le commerce est actif

Sur le terrain des échanges, en février 2021, « les exportations de viande et graisse porcine restent soutenues comparativement à la moyenne sur cinq ans (+7,3 %). Elles dépassent de 1,6 % le niveau de février 2020 », note l’Agreste. Les envois sont essentiellement tirés par les pays tiers (+57,6 % sur un an). « Les exportations vers la Chine ne faiblissent pas (+131 %). Depuis janvier, elles représentent le tiers des débouchés à l’exportation de la viande porcine française (hors abats), en volume comme en valeur. »

En parallèle, les importations françaises reculent de 9,1 %. Par conséquent le solde du commerce extérieur des viandes et graisses porcines (hors abats) s’élève à +11 000 tonnes-équivalent carcasse (tec), contre +5 900 tec en février 2020. « En valeur, il est excédentaire, comme en janvier, alors que cette situation ne s’était pas produite depuis 2011. Il s’établit à +0,8 million d’euros (M€), contre –18,3 M€ en février 2020 », complète Agreste.

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Vincent Guyot