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Les abattages français de bovins finis ont reculé en 2021

Filière - Les abattages français de bovins finis ont reculé en 2021
À l’inverse des vaches laitières, les abattages de vaches allaitantes ont progressé de 1,1 % sur un an en 2021. © Valérie Scarlakens/GFA

D’après Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, les abattages de bovins finis ont baissé de 0,6 % l’an passé, « en lien avec la baisse régulière des effectifs du cheptel bovin ».

« En 2021, les abattages de bovins en France ont reculé au même rythme que la production, mais avec une différence assez nette entre les races laitières et allaitantes », rapporte Agreste, dans une note de synthèse publiée le 21 juin 2022.

> À lire aussi : L’AOP d’Elvea et Intermarché officialisent leur contrat-cadre Egalim 2 (23/06/2022)

Davantage de vaches allaitantes à l’abattoir

L’an passé, les abattages de vaches laitières ont baissé de 3 % (26 500 têtes de moins) par rapport à 2020 et de 4,1 % par rapport à la moyenne quinquennale. Une tendance « liée pour partie au fait que d’une part les conditions climatiques ont été favorables à la pousse de l’herbe et au maintien des animaux à l’extérieur et, d’autre part, les prix élevés du lait sur la campagne ont incité les éleveurs à maintenir les animaux dans les exploitations », analyse Agreste.

A contrario, du côté des vaches allaitantes, les abattages ont progressé de 1,1 %, soit 8 500 animaux supplémentaires par rapport à 2020. Pour Agreste, « la demande de viande qui n’a pu être totalement satisfaite par l’abattage de vaches laitières a pu se reporter en partie sur les vaches allaitantes, alors que dans le même temps les abattages de jeunes bovins reculaient ».

> À lire aussi : Observatoire des marchés, les Pays-Bas face à un avenir incertain en veaux (17/06/2022)

Moins de mâles et de veaux de boucherie

S’agissant des bovins mâles, les abattages de taurillons, « qui représentent près de 80 % en têtes de l’ensemble des mâles abattus de plus de 8 mois », reculent pour la huitième année consécutive (–0,4 %), en raison du recul des effectifs. « Comme pour les vaches, cette catégorie de bovins est engraissée moins longtemps qu’à l’accoutumée, compte tenu de la demande soutenue de viande sur les marchés français et européen », observe Agreste.

L’an passé, les veaux de boucherie ont aussi connu une nette baisse des abattages par rapport à 2020 (–1,2 %) avec 1,17 million de têtes. Cela « prolonge la tendance à la baisse observée depuis plusieurs années ». Les poids moyens d’abattage ont toutefois progressé de 0,7 %. Mais cela ne suffit pas à compenser le recul du nombre de têtes. En tonnes-équivalent carcasse, les abattages sont inférieurs de 0,5 % sur un an. Ils n’ont jamais retrouvé leur niveau d’avant la pandémie de Covid-19.

> À lire aussi : Filière, la contractualisation patine en viande bovine (09/06/2022)

Vincent Guyot

Un cheptel en net retrait

Au 31 décembre 2021, le cheptel bovin français s’élevait à 17,3 millions d’animaux, en repli de 2,7 % sur un an. Pour Agreste, cela prolonge la tendance à la baisse observée depuis 2017. « Entre 2016, première année après la fin des quotas laitiers, et 2021, le cheptel a ainsi perdu plus de 2 millions de têtes, soit 10,5 % de ses effectifs ». À 3,32 millions de têtes, le nombre de vaches laitières était en baisse de 83 600 têtes par rapport à 2020.

Après avoir progressé de 2013 à 2016, le cheptel allaitant comptait 3,88 millions de têtes, en repli de 2,3 %, 94 300 têtes de moins par rapport à 2020. « Cette baisse du cheptel reproducteur se traduit par un repli des naissances sur un an (–1,5 %), avec une diminution plus marquée pour le cheptel laitier (–3,2 % sur un an) que pour le cheptel allaitant (–0,7 %) », indique Agreste.

Votre analyse du marché - Veaux

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