« Après avoir baissé modérément durant deux mois, le cours du porc français chute en octobre, entraîné par les références européennes et américaines », rapporte Agreste, dans une note d’Infos rapides publiée le 26 novembre 2021. Selon le ministère, le cours entrée abattoirs a ainsi perdu 10 centimes par rapport à septembre 2021, pour s’établir à 1,40 €/kg en moyenne.

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La baisse de la demande asiatique « accroît fortement les stocks espagnols et contribue à la chute des prix », analyse Agreste. Au nord de l’Europe, le marché est également marqué par un déséquilibre entre l’offre et la demande, notamment en Allemagne. « La dépendance du marché européen à la demande chinoise se traduit par un retournement de marché depuis l’été », résume le ministère.

Hausse du prix de l’aliment

En France, les éleveurs continuent d’être pris en étau entre la baisse du prix du porc et la hausse de celui de l’aliment. En septembre 2021, « tandis que le prix à la production du porc continue de baisser (−6,3 % par rapport à la moyenne quinquennale), le prix de l’aliment pour porcins continue de progresser (+18 %) », rapporte Agreste.

De leur côté, les abattages sont « proches de leurs niveaux moyens sur cinq ans » en octobre 2021, mais reculent de 1,8 % en tête et en poids par rapport à octobre 2020. En septembre 2021, la consommation apparente de viande porcine est de son côté « de nouveau proche de la moyenne sur cinq ans (+0,3 %) ».

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Commerce soutenu

Sur le volet commercial, en septembre 2021, les exportations de viande et graisse porcines (hors abats) dépassent de 14,6 % la moyenne quinquennale, et progressent de 9,5 % par rapport à septembre 2020. Elles sont de nouveau tirées par « l’ensemble des partenaires de l’Union européenne ». A contrario, les ventes reculent vers les pays tiers (−14,6 % sur un an), en particulier vers la Chine.

En parallèle, comparativement à la moyenne sur cinq ans, les importations françaises sont soutenues (+15,8 %). Elles progressent de 12,6 % par rapport à septembre 2020, « notamment en provenance de l’Allemagne, de la Belgique et du Royaume-Uni, tandis qu’elles diminuent en provenance de l’Italie et de l’Espagne ».

Au global, en septembre 2021, « l’excédent du commerce extérieur des viandes et graisses porcines (hors abats) se réduit en volume sur un an. En valeur, le déficit s’accroît et s’établit à −24 millions d’euros ».

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Vincent Guyot