« En mars 2021, la production d’œufs de consommation est estimée à 1,2 milliard d’unités, en hausse de 3,1 % sur un an. Au premier trimestre de 2021, elle est estimée à 3,7 milliards d’unités, en hausse de 5,4 % par rapport au premier trimestre de 2020 », rapporte Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note publiée le 7 avril 2021.

Dans le détail, la production d’œufs issus d’élevages en cages aménagées reste stable, tandis que les volumes issus de systèmes alternatifs progressent de 11,7 %. « En janvier 2021, les mises en place de poulettes de ponte augmentent légèrement sur un an (+1,2 %) » , complète l’Agreste. […] Selon le modèle de prévision de la production d’œufs de consommation, les productions des prochains mois continueraient de progresser sur un an : +2,6 % en avril, +4,4 % en mai et +3,6 % en juin. »

Le prix à la production se redresse

En février 2021, le prix des œufs à la production s’est redressé de 23 % sur un mois, « après être demeuré à un niveau plancher » d’octobre 2020 à janvier 2021. « Le marché français reste déprimé, les opérateurs industriels restant attentistes face à d’éventuels reconfinements, analyse Agreste. La demande plus dynamique des opérateurs européens permet de redresser les cours. »

Pour autant, la rentabilité de la production d’œufs « reste impactée par le prix soutenu et croissant de l’aliment des poules (+3,4 % sur un mois) ». En février 2021, le coût de l’alimentation des poules est en hausse de 8,4 % par rapport à 2020, tandis que le prix des œufs à la production recule de 18,7 %.

Balance commerciale excédentaire

Sur le volet commercial, en janvier 2021, le solde extérieur des échanges d’œufs de consommation s’établit à +1 700 tonnes-équivalent œuf coquille (téoc) en volume, et à +1,9 million d’euros (M€) en valeur. « Il est excédentaire, sous l’effet d’une baisse marquée des importations (–24,3 % en volume) et d’une augmentation modérée des exportations (+7,7 %). »

D’après le ministère de l’Agriculture, depuis 2015, « les exportations d’œufs coquille n’avaient jamais été supérieures aux importations : ni en volume, ni en valeur ».

Vincent Guyot