Les administrateurs de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) ont profité du Space pour rencontrer les principaux acteurs de la filière laitière et en premier lieu les transformateurs. « Tous nous ont confié l’impérieuse nécessité d’une inflation des prix aux consommateurs », relate le syndicat, dans un communiqué diffusé le 16 septembre 2021, jour de clôture du salon international de l’élevage.

Et pas question d’attendre la fin des négociations commerciales en2021 pour s’affairer à cette tâche. « Nos adhérents qui subissent une hausse des charges sans précédent couplée, à une insuffisance des prix payés pour le lait », martèle la FNPL.

Partir du prix de revient agricole

Dans cette lignée, le syndicat dénonce une « application molle ou nulle de la loi Egalim », avec une dynamique de construction du prix du lait en marche avant qui peine à se mettre en place. « Le prix du lait doit partir du prix de revient agricole. […] Ensuite et seulement ensuite, les transformateurs peuvent ajouter leurs propres coûts et enfin la distribution ajoute les siens pour arriver à un prix conforme à la loi, insiste le syndicat. Il n’est d’avenir serein pour notre filière que dans ce mode de construction des prix. »

La FNPL compte ainsi sur l’adoption généralisée de ce mécanisme, le tout, dans un contexte porteur sur les prix de vente industriels (PVI), pour assainir la situation. Mais le compte n’y est toujours pas : « Plus que jamais, il est impensable pour la FNPL que des produits laitiers vendus à des prix non conformes à la loi Egalim et donc abusivement bas restent disponibles dans les rayons des distributeurs. »

Alexandra Courty