« Depuis sa création, Biolait n’a considéré le commerce que sous sa forme équitable, explique Ludovic Billard, président de l’organisation de producteurs (OP), dans un communiqué daté du 1er décembre 2020. Par notre adhésion à Commerce Équitable France, et face à une attente sociétale de plus en plus forte, nous souhaitons porter un commerce garantissant le partage équitable de la valeur entre chaque acteur de la filière et la valorisation des pratiques vertueuses des producteurs sur les fermes. »

Le réseau Commerce Équitable France, fondé 1997, fédère et représente les organisations françaises impliquées dans le développement du commerce équitable. Pour les éleveurs, pas de nouveau cahier des charges donc, mais une volonté de « participer avec d’autres acteurs économiques, publics ou associatifs à cette mouvance sociétale », indique Erwan Le Roux, administrateur de Biolait, qui espère voir l’ensemble des clients de l’OP rejoindre la démarche.

L’équitable « dans notre ADN »

L’utilisation de l’allégation « équitable », définie dans l’article 94 de la loi sur l’économie sociale et solidaire de 2014, est aujourd’hui strictement encadrée.

Pour qu’un produit en bénéficie, « l’engagement entre les différents signataires du contrat doit être supérieur à 3 ans et les négociations commerciales doivent s’appuyer sur les coûts de production, le tout avec des producteurs organisés en structures collectives pour rééquilibrer le rapport de force », rappelle notamment Erwan Le Roux. « Ces valeurs font déjà partie de l’ADN de Biolait », ajoute l’administrateur.

En supplément, les acheteurs de produits « équitables » s’engagent à abonder un fonds de développement pour soutenir le groupement de producteurs et leurs démarches de progrès (transition agroécologique). Certains labels indépendants permettent d’aller plus loin dans cette démarche. Le dernier en date, Bio Équitable en France, concerne les contrats liant Biolait et Biocoop.

Alexandra Courty