« En février 2021, les abattages de porcins sont en baisse marquée. Ils sont inférieurs à la moyenne sur cinq ans (–3,2 % en poids et –4,4 % en têtes). Sur un an, ils reculent de 4,7 % en poids et de 5 % en têtes », rapporte Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 26 mars 2021.

Commerce soutenu vers l’Asie

Sur le volet des échanges, en janvier 2021, « les exportations de viande et graisse porcine restent soutenues comparées à la moyenne sur cinq ans (+6,1 %), mais en recul sur un an (–4 %) ». Les ventes vers les pays de l’Union européenne (UE) s’effondrent de 32,3 % par rapport à janvier 2020, notamment vers l’Italie (–50 %). « Elles ne sont que partiellement compensées par l’essor vers les pays tiers (+56,3 %) »

Selon Agreste, « depuis septembre 2020, le marché des pays tiers devient le premier débouché de la viande porcine française, devant l’UE ». Les exportations progressent vers tous les partenaires asiatiques, « notamment vers la Chine qui double quasi ses achats en viande porcine et les triple en graisse de porc », souligne le ministère.

Solde commercial excédentaire en valeur

En parallèle, les importations de viande porcine marquent le pas (–9,7 % par rapport à janvier 2020), « toujours en lien avec la baisse marquée des achats à l’Espagne (–20 %) ». Par conséquent, en janvier 2020, le solde du commerce extérieur des viandes porcines s’élève à +9 400 tonnes-équivalent carcasse (tec), contre +7 000 tec en janvier 2020. « En valeur, il devient excédentaire, pour la première fois depuis octobre 2011, s’établissant à 1,1 million d’euros (M€), contre –20,7 M€ l’an passé.

Le cours du porc français (classe E + S) est de son côté resté stable de décembre 2020 à février 2021. Il s’établissait à 1,39 €/kg au début de février, soit quatre centimes de moins que la moyenne quinquennale. Une hausse a toutefois été amorcée à la fin de février 2021, suivant la tendance européenne. Au 18 mars 2021, il s’établissait à 1,49 €/kg, soit un gain de neuf centimes en trois semaines

Vincent Guyot