« Depuis le 1er juillet 2016, la situation du commerce de veaux nourrissons et des broutards vers l’Espagne est devenue critique, affirme la FFCB dans son communiqué diffusé le 11 août 2017. Le coût des tests PCR est à la charge de l’exportateur français. À ce coût s’additionnent ceux de la main-d’œuvre et des difficultés logistiques liés au temps passé pour effectuer les prises de sang. »

20 € par animal

Conséquence, selon la FFCB, la compétitivité des opérateurs français en prend un coup. Ce qui « met en grande difficulté de nombreuses entreprises. Seuls quelques opérateurs conservent encore cette activité export pourtant cruciale pour l’équilibre du marché du veau en France. » Et la FFCB d’ajouter qu’elle a « a acté le fait de déduire aux éleveurs le coût des PCR, 20 €, pour tous les broutards et veaux nourrissons destinés aux échanges. La mise en application se fera à partir du 21 août 2017. »

La FFCB se plaint également du fait que « la vaccination des cheptels souches ayant insuffisamment avancé, les opérateurs ne peuvent pas, pour le moment, constituer des lots de veaux issus de cheptels vaccinés en alternative à la PCR. Notre fédération s’est engagée, conjointement avec d’autres fédérations, en faveur d’actions pour dynamiser la vaccination des cheptels mais le message est pour le moment peu audible. »

Votre analyse du marché - Veaux

La faiblesse de l’offre facilite les échanges

L’activité commerciale demeure sous le contrôle des gros opérateurs, qui ont stoppé la remontée des prix sur les marchés. Cette année, la hausse saisonnière des cours des veaux laitiers aura été de courte durée et surtout plus faible que les années précédentes. Le marché espagnol n’est plus moteur dans la progression des prix.