« Deux incendies, vraisemblablement d’origine criminelle, ont eu lieu [dans la] nuit [du vendredi 22 au samedi 23 novembre 2019] dans la Drôme des collines, détaille la préfecture du département sur son compte Twitter. Plusieurs bâtiments ont été incendiés, dont un abritant des animaux. Plus d’une vingtaine de génisses sont mortes dans cet incendie. »

Ce sont nos confrères de France Bleu Drôme qui, les premiers, ont fait écho de ce fait divers. Les bâtiments agricoles qui ont brûlé étaient situés sur les communes de Geyssans et Parnans. Le premier abritait 200 tonnes de paille, selon Le Dauphiné libéré, le second accueillait également de la paille, de l’engrais et 90 bovins, dont 23 ont péri.

Les hangars agricoles qui ont brûlé étaient situés sur les communes de Geyssans et de Parnans dans la Drôme. © Préfecture de la Drôme

La piste criminelle privilégiée

France 3 Auvergne Rhône-Alpes fait écho d’un troisième incendie samedi soir, à Montoison. Une partie du bâtiment abritant la paille a brûlé. Les pompiers ont combattu le feu pour éviter qu’il ne gagne l’élevage de porcs présent sur l’exploitation. Toujours selon France 3, une tentative d’incendie à Saint-Antoine-l’Abbaye, à une dizaine de kilomètres de Parnans et à proximité de Geyssans, a été maîtrisée par un quatrième agriculteur.

Les autorités suspectent que ces deux incendies sont d’origine criminelle. Annonçant que le ministre de l’Agriculture « se tient informé […] de ces actes criminels. Il a demandé au préfet la multiplication des patrouilles. Tolérance zéro pour les agressions à l’encontre des agriculteurs. »

Le ministre réagit

En déplacement en Côte-d’Ivoire, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a réagi sur Twitter à ces deux incendies. « Je condamne fermement les intrusions et incendies criminels perpétrés dans les fermes de Parnans et Geyssans dans la Drôme, écrit-il. Soutien total aux agriculteurs touchés. »

Réactions

Lundi, le 25 novembre 2019, en fin d’après-midi, la FNSEA et JA ont exprimé « leur soutien à l’attention des éleveurs et de leurs familles meurtris par ces événements d’une grande violence. […]  La gendarmerie est pleinement mobilisée et nous comptons sur les investigations pour identifier les auteurs. Non revendiqués, ces actes criminels doivent être condamnés extrêmement fermement. »

Les deux syndicats « insistent également sur l’importance de la prévention et demandent instamment le renforcement des opérations de surveillance à proximité des bâtiments d’élevages, cibles privilégiées de groupuscules extrémistes. C’est justement tout l’enjeu du projet de partenariat qui sera signé très prochainement entre la direction générale de la gendarmerie nationale, la FNSEA et JA. » Et d’insister pour « des poursuites judiciaires systématiques puis des condamnations exemplaires [pour] freiner certains individus violents ».

Voir aussi : Six militants antispécistes arrêtés après l’incendie d’un abattoir (22/11/2019).

E.R.