L’objectif de 500 loups, visé par Nicolas Hulot, avant la fin du quinquennat, est presque atteint. Le bilan hivernal estimé par l’ONCFS affiche une forte croissance à la fin de l’hiver 2017-2018 et une population de 430 loups. « Tous les indicateurs […] indiquent que l’espèce est en phase d’expansion rapide sur l’ensemble du territoire national, mais qu’elle n’a pas encore atteint le seuil de viabilité prévu par le plan national loup (PNA) », précise l’Office.

Le nombre de zones de présence permanente (ZPP) augmente quant à lui de 30 %. Celles-ci passent de 57 à 74 à la sortie de l’hiver 2017-2018. Parmi ces zones de présence permanente, 57 sont constituées en meutes (à partir de trois individus ou avec une production avérée) contre 42 à l’issue de l’hiver précédent, soit une progression du nombre de meutes de 35 %.

2 500 victimes depuis le début de l’année

Au 25 mai, les données des dommages sur les troupeaux étaient comparables à ceux de l’année dernière. Pourtant les troupeaux sont sortis beaucoup plus tard qu’en 2017. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où certaines troupes pâturent toute l’année dans certaines zones, le nombre de victimes indemnisées et en cours d’indemnisation a plus que doublé pour atteindre 400 têtes cinq mois. Le département est encore loin de son voisin les Alpes-Maritimes qui arrive toujours en tête du décompte avec 826 victimes constatées depuis janvier. Le total français s’affichait déjà à 2 463 têtes.

Au 20 juin, 11 loups ont aussi été abattus, sur un total de 40 prévus par le PNA.

M.-F.M.