Dans leur avis rendu public ce 8 mars 2017, les experts de l’Efsa estiment que l’éradication de la maladie est difficile. Et qu’elle nécessite la vaccination pendant au moins cinq années consécutives de 95 % des bovins et ovins. « Ces campagnes de vaccination devraient être suivies par des systèmes de surveillance capables de détecter de faibles niveaux de prévalence du virus, soit moins de 1 % des animaux dans une zone contrôlée », complètent les experts, estimant que la FCO pourrait réapparaître quelques années après la fin de la campagne de vaccination.

Interférences avec la vaccination

Les experts soulignent également que les nouveau-nés reçoivent des anticorps de leur mère qui les protège de la maladie pendant environ trois mois. Et que ces anticorps peuvent interférer avec la vaccination, la rendant inefficace pendant cette période. Il rappelle que l’immunité commence dans la plupart des cas 21 jours après l’injection de la seconde dose après la primo-vaccination.

L’Efsa souligne aussi que des espèces de moucherons, vecteurs de la maladie, sont actives toute l’année en particulier dans les régions où l’hiver est doux comme le bassin méditerranéen. Dans ces zones, la transmission du virus peut donc arriver à n’importe quel moment. Dans des régions plus froides, comme le nord de l’Europe, les moucherons sont inactifs pendant environ trois mois l’hiver, période durant laquelle la transmission s’arrête.