Le pastoralisme jouit d’une image positive auprès de la société. « Cette forme d’élevage réalise une synthèse des aspirations de la société vers un équilibre entre activités humaines et respect de l’environnement et montre une forte résilience face aux changements en cours, à la fois climatiques et énergétiques », estime TerrOïko et Blézat consulting en conclusion de leur étude sur l’avenir du pastoralisme dans le contexte de la prédation exercée par le loup.

Des opportunités existent donc pour que le pastoralisme conforte son activité, voire l’étende sur de nouveaux territoires avec l’écopâturage, par exemple. Les différences du pastoralisme par rapport à l’élevage intensif doivent néanmoins gagner en visibilité tout en privilégiant les produits de qualité, estiment les auteurs du rapport.

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Le frein de la prédation

Une ombre majeure reste au tableau : la cohabitation avec le loup qui reste un frein au développement de ce mode d’élevage. « Une incertitude existe sur la faisabilité technique de méthodes d’intervention et de protection plus efficaces », indiquent TerrOïko et Blézat consulting en conclusion de leur étude.

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L’acceptabilité d’un pastoralisme « paysager » par les acteurs pastoraux pourrait aussi être vécue comme une dénaturation de leur métier pour devenir « jardinier de la nature », « guide touristique », ou encore « garde-manger pour les loups ».

L’étude ne convainc pas les professionnels de terrain. C’est le cas d’Alain Pouget, de la Coordination rurale : « On tourne en rond avec ces études. Ce rapport de 300 pages ne sera pas lu et ne servira à personne », estime-t-il..

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M.-F. Malterre