« La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC) publiée le 12 février 2020 définit et encadre l’affichage environnemental volontaire pour tous les secteurs, rappelle l’interprofession laitière (Cniel) dans un communiqué diffusé le 15 juillet 2021. Elle établit également une phase d’expérimentation qui doit permettre de déterminer la ou les méthodes les plus susceptibles d’être retenues pour déployer un affichage environnemental harmonisé par secteur. » C’est dans ce cadre que la filière laitière a déposé, le 2 juillet 2021, ses recommandations aux autorités en charge du dossier. Prochain point d’étape fin juillet, au Parlement.

Le projet laitier, piloté par l’Atla et annoncé à La France Agricole début février, se base sur « l’approche de l’analyse du cycle de vie (ACV) et sur la méthodologie Dairy Product Environmental Footprint » pour un « affichage environnemental fiable, précis et facilement compréhensible. »

Mise en avant des contributions positives de l’élevage

Conscient des « lacunes actuelles » de la seule méthode ACV, « le secteur laitier a fait le choix de proposer une méthode qui permette de regrouper dans un score agrégé à la fois les indicateurs ACV existants ainsi que le stockage carbone et la présence d’infrastructures agroécologiques sur les exploitations laitières en tant que contribution au maintien de la biodiversité », résume l’interprofession. Le choix de l’unité reste à définir.

Un complément jugé « essentiel » quand il s’agit « d’apporter des informations au consommateur pour le guider dans ses choix » estime le Cniel, qui insiste sur « les efforts de pédagogie » qu’il sera nécessaire de déployer « quel que soit le format d’affichage retenu. »

« En laissant la possibilité d’alimenter le système d‘affichage avec des données génériques, semi-spécifiques ou spécifiques, l’ensemble des acteurs pourront s’impliquer dans la démarche », précise le communiqué. De quoi gagner en précision.

Un affichage « unique, volontaire et harmonisé »

Au-delà de la méthode de calcul, la filière laitière souhaite avant tout que la méthodologie choisie soit « unique, volontaire et harmonisé aux échelles française et européenne […] pour ne pas perdre le consommateur et pour faciliter le respect des règles du marché unique et de la libre circulation des produits. »

Quant à l’apparence que pourrait prendre cet affichage, l’option d’un QR code est favorisée par la filière. Ce format permettrait « de répondre au besoin d’explication et de pédagogie » sur des étiquettes déjà bien chargées.

Alexandra Courty