« Tolérance zéro », le ton est donné. Pour la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), « des euros sont dus dans les cours des fermes » et « une baisse des prix en 2021 serait une provocation. »

Dans un communiqué publié le 18 février 2021, le syndicat attend de pied ferme une revalorisation du prix du lait en retour d’une conjoncture bien orientée. Car, l’an passé, « le marché intérieur a été dynamique » et « l’export n’a pas subi la crise sanitaire mondiale que nous traversons. »

Mettre à jour les formules de prix

L’un des leviers évoqués par la FNPL est la prise en compte des indicateurs de marché interprofessionnels « dans toutes les formules de prix, sans aucune exception et sans délai. »

La loi EGAlim promeut cette construction des prix « en marche avant », sans indicateurs imposés, mais la mise à jour de l’ensemble des contrats-cadres se fait attendre.

> À lire aussi : Filière, Quelles sont les conditions d’une hausse du prix du lait en 2021 ? (11/02/2021)

Revoir le format des négociations commerciales

La FNPL remet également en question le format des négociations commerciales annuelles sur les marques nationales : « Nous considérons que la sortie du système actuel des négociations annuelles destructrices de valeur au profit de la contractualisation pluriannuelle installée dans le dialogue est une direction prometteuse. […] C’est l’esprit de la loi ! »

Mais dans un premier temps, le syndicat réclame à minima que l’état d’esprit des États généraux de l’alimentation s’invite dans les négociations sur les marques de distributeurs (MDD) et que « toutes les hausses soient répercutées aux producteurs. » En 2021, la FNPL assure qu’elle sera « mobilisée pour s’assurer que la loi est respectée, et le fera clairement savoir si ce n’est pas le cas. »

Alexandra Courty