«La rencontre avec les représentants du commissaire européen en charge de l’environnement ne nous a pas laissé entrevoir la moindre ouverture quand à l’évolution du statut du loup», se désole Claude Font, en charge du dossier loup à la Fédération nationale ovine (FNO).

Cette rencontre s’est déroulée le 11 septembre 2020 à Bruxelles. La délégation française s’est entretenue avec les députés de divers États dans un premier temps, puis a pu échanger avec une représentante du cabinet du commissaire en charge de l’Environnement, Eglantine Cujo, et le chef de service nature et protection de la DG Environnement de la Commission, Nicolas Notaro.

Une unanimité difficile à obtenir

« Ces représentants de l’environnement n’envisagent pas la révision du statut du prédateur et mettent en avant le fait qu’il y a encore des désaccords sur le sujet au sein des États membres, explique Claude Font. Or, pour déclasser le loup, il faudrait l’unanimité des États membres. Et il est vrai que cela restera très difficile à obtenir. »

Bref, la situation est toujours aussi figée. La pression de la prédation semble commune à beaucoup de pays européens. En Italie, il y aurait 3 000 loups. Les préoccupations des éleveurs sont de plus en plus importantes. La France est toutefois le seul pays à user de l’article 16 de la Directive Habitats pour déroger à la protection stricte.

Marie-France Malterre

(1) L’association des élus de montagne (Anem) a constitué une délégation d’une quinzaine de personnes avec des élus de l’Anem, des députés français, des représentants de la Fédération des communes pastorales, de l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (Usapr), de la FNSEA et de la FNO.