« Comme tous les progestatifs de synthèse, l’altrénogest peut entraîner des effets indésirables chez la personne qui administre régulièrement le traitement », indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans un communiqué publié le 19 juin 2019.

Ce principe actif est employé dans le médicament vétérinaire Regumate Équin, « un produit largement utilisé à la fois par les professionnels éleveurs de chevaux, afin de prévenir ou de synchroniser les chaleurs des juments, et par les cavaliers propriétaires ou détenteurs de chevaux, pour diminuer les manifestations d’œstrus en période de compétition. »

Seulement huit cas depuis 2002

Selon l’Anses, « le contact répété avec le produit peut provoquer des troubles de l’appareil génital des femmes, tels que la perturbation du cycle menstruel, des contractions utérines ou abdominales ou encore la prolongation de la grossesse, et possiblement chez les hommes, une baisse de la libido. » D’autres signes peuvent également survenir : des maux de tête, de la fièvre, des douleurs abdominales, des nausées, de la diarrhée, des vomissements et de l’urticaire.

En France, seulement huit cas ont été rapportés depuis 2002 dont trois dans la filière équine (l’altrénogest est également très utilisé en élevage porcin, pour la synchronisation des chaleurs des truies, NDLR). L’Anses recommande d’éviter tout contact direct du produit avec la peau aux femmes enceintes ou susceptibles de l’être, aux personnes présentant des tumeurs progestérone-dépendantes connues ou suspectées, et aux personnes présentant des troubles thromboemboliques.

V. Gu.