« Ce plan national d’intervention sanitaire d’urgence (PNISU) est décliné et mis en œuvre dans chaque département dans le cadre du dispositif Orsec (organisation de la réponse de sécurité civile) », précise la note du ministère. Un document générique pédagogique a été créé, et les plans d’urgence actuels ont été simplifiés, « en retirant de ceux-ci les parties relatives aux actions communes des différents plans de lutte (dépeuplement, élimination des cadavres, décontamination…) ».

Principes, plans et guides

Le plan national d’intervention sanitaire d’urgence est désormais composé :

  • Des principes généraux qui expliquent l’organisation de la gestion d’un événement sanitaire majeur et les différentes étapes chronologiques de la gestion d’une épizootie, de la phase de suspicion jusqu’à la phase de retour à la normale.
  • De plans spécifiques qui précisent et détaillent les modalités de gestion pour les principales maladies visées par le plan national d’intervention.
  • De guides techniques sur des thématiques transversales à l’ensemble des plans spécifiques.

Mesures et acteurs

La succession d’épizooties auxquelles la France fait face depuis plusieurs années montre l’importance de tels documents, destinés à mieux organiser et coordonner les interventions d’urgence. Les modalités de surveillance, de détection, de mise en place des zonages (périmètres interdits, de protection, réglementé...), de vaccination, de décontamination et d’abattage, ainsi que les mesures de prise en charge financière, sont décrites, ainsi que les acteurs impliqués dans ces différentes étapes.

Les maladies suivantes sont considérées comme des « dangers pour lesquels des PNISU doivent être élaborés » :

  • La maladie de Newcastle ;
  • l’influenza aviaire ;
  • La fièvre aphteuse ;
  • Les pestes porcines classique et africaine ;
  • La maladie vésiculeuse des suidés ;
  • La peste équine ;
  • Les sérotypes exotiques de la fièvre catarrhale ovine ;
  • La peste bovine ;
  • La peste des petits ruminants ;
  • La maladie hémorragique épizootique des cerfs ;
  • La clavelée et la variole caprine ;
  • La stomatite vésiculeuse ;
  • La dermatose nodulaire contagieuse ;
  • La fièvre de la vallée du Rift.
E.C.