« Le renouvellement des générations constitue un véritable enjeu. Nous avons la responsabilité d’accompagner les 50 % d’éleveurs de ruminants qui ont plus de 50 ans dans le processus de transmission afin d’éviter le phénomène de désertification des campagnes », déclare Jérémy Decerle, président des JA.

À chaque problématique, sa solution

Michèle Boudoin, présidente de la Fédération nationale ovine (FNO) et du groupe de travail « Attractivité et renouvellement des générations en élevage » au CNE, a présenté le livre blanc « Renouvellement des générations en élevage bovin, ovin et caprin » comme un réel outil d’anticipation sur le « choc de transmission » à venir.

Le travail autour de l’ouvrage a consisté en une énumération des différents freins à l’installation des jeunes et leur mise en regard avec 24 solutions concrètes imaginées au sein du groupe de travail « dont les pouvoirs publics doivent s’emparer au plus vite », a précisé la présidente de la FNO.

Les principaux freins identifiés sur le dossier transmission-installation concernent :

- le financement

- une incitation politique et fiscale insuffisante à la transmission (surtout hors cadre familial)

- la perte de vitesse de l’attractivité du métier d’éleveur.

Formation initiale et continue, exonération totale de taxe sur le foncier non bâti et indexation des annuités selon la conjoncture sont autant de pistes qui ont été envisagées.

L’intégralité du livre blanc est disponible en téléchargement via ce lien.

L’engagement de la filière laitière

La signature de l’accord entre le Cniel et l’Onisep s’est faite en présence de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, à l’occasion du salon de l’agriculture le 27 février. © © Cniel

Né du constat de la difficulté à recruter aussi bien dans les élevages que dans les industries laitières, l’accord national signé entre le Cniel et l’Onisep en présence du ministre de l’Agriculture est à multiples enjeux :

- améliorer la connaissance des formations et des métiers de la filière laitière auprès des jeunes

- développer la communication autour de ces métiers au travers de visites notamment

- développer la formation professionnelle.

À l’instar de ce qui a été évoqué dans le livre blanc du CNE, la formation apparaît comme un levier d’action de prime importance. « D’ici cinq ans, un litre de lait sur deux sera produit par une nouvelle génération d’éleveurs et concernant les industries et coopératives laitières, ce sont 15 % des annonces en CDI qui ne sont pas pourvues », souligne le communiqué de presse publié par le Cniel.

L’engagement des Écoles nationales des industries laitières (Enil) ainsi que la signature de cette convention à l’échelle nationale ont pour but de « construire dans la durée une démarche globale visant à une plus grande visibilité, attractivité et représentation des métiers de notre filière », a conclu Thierry Roquefeuil, président du Cniel.

A.Courty