Quatre experts viennent renforcer les rangs du conseil scientifique Covid-19 chargé d’aiguiller le gouvernement en cette période inédite : une infectiologue, une pédopsychiatre, un gériatre et, plus inattendu, un vétérinaire. Cette dernière nomination, officialisée au Journal officiel le 17 février 2021, « traduit concrètement les ambitions du concept une seule santé ou One Health », souligne le ministère de l’Agriculture, dans un communiqué diffusé le même jour.

Le tout nouveau membre du conseil, le docteur vétérinaire Thierry Lefrançois, est présenté comme spécialiste « des approches intégrées et des réseaux de santé au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) ».

Préserver la biodiversité

Comme le rappelle le ministère, les zoonoses telles que la rage, la vache folle ou la Covid-19 illustrent bien « l’interdépendance entre l’animal, l’humain et les écosystèmes ». Biodiversité et biosécurité sont ainsi considérées comme deux éléments clés dans la gestion et la prévention de ces maladies. C’est la raison pour laquelle Julien Denormandie « a soutenu et proposé » l’intégration d’une expertise vétérinaire au sein du conseil scientifique.

« Lutter avec efficacité contre l’émergence ou la diffusion de certaines maladies nécessite une meilleure prise en compte des interactions entre humains, animaux et leur environnement. »Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

La nomination d’un vétérinaire au conseil scientifique constitue également une reconnaissance envers un secteur qui « participe activement à l’effort de lutte contre la Covid-19 », via la mise à disposition de matériel médical, des laboratoires d’analyse pour le dépistage ou encore de congélateurs pour stocker les vaccins.

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Alexandra Courty