« La flambée des prix des matières premières impacte fortement les coûts de production des producteurs laitiers et des transformateurs, coopératives comme industries privées », réaffirme l’Anicap, l’interprofession du lait de chèvre, le 22 novembre 2021 dans un communiqué de presse.

À l’amont, l’indice Ipampa (1) pour la production de lait de chèvre a progressé de plus de 10 % entre septembre 2020 et 2021. Les postes de l’énergie et des aliments achetés y sont pour beaucoup. « La hausse des coûts de construction rend le financement des projets d’installation de plus en plus difficile et met la filière en risque pour son approvisionnement laitier à moyen terme », ajoute l’Anicap.

À l’aval, « outre le poste de l’achat de lait, c’est le poste de l’énergie qui pèse le plus lourd dans les consommations intermédiaires. Ce poste a connu une hausse de 26 % en septembre 2021 versus septembre 2020, selon l’Insee. »

Négociations commerciales « décisives »

Les prochaines négociations commerciales sont jugées « décisives » par l’interprofession. « L’Anicap souhaite qu’elles s’inscrivent pleinement dans l’esprit de la loi Egalim 2, qui suppose que toutes les parties prenantes de la filière prennent leurs responsabilités en vue de garantir une meilleure prise en compte des coûts de production des agriculteurs et de respecter le tarif des industriels reflétant l’ensemble de ces facteurs d’inflation. »

La prise en compte de ce « contexte inflationniste exceptionnel » dans la rémunération des différents acteurs de la filière est ainsi jugée indispensable à court terme mais également à plus long terme, pour assurer le défi du renouvellement des générations et celui de la transition alimentaire et écologique.

Alexandra Courty

(1) Ipampa : indice des prix d’achat des moyens de production agricole.