Le 17 mai 2020, les autorités de santé recensaient plus de cent personnes positives au Covid-19 dans deux « clusters » au sein de deux abattoirs français. Décrivant les abattoirs comme « d’immenses usines » qui « imposent des cadences de travail infernales », la Confédération Paysanne estime, dans un communiqué du 18 mai 2020, qu’en raison de « l’importante concentration d’animaux et d’humains » ils sont « incompatibles avec le respect des mesures sanitaires du Covid-19 ».

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« Redéployer les outils d’abattage dans les territoires »

« La pandémie illustre une fois de plus les aberrations d’un système qui ne fonctionne pas et qu’il est urgent de réformer », insiste-elle. Le syndicat ajoute que « les abattoirs locaux de petites dimensions disparaissent», et appelle à inverser la tendance.

La Confédération paysanne demande donc à « redéployer des outils d’abattage dans les territoires ». « Ces abattoirs locaux ou mobiles sont indispensables à la pérennité des activités d’élevage, respectueux des travailleur.euse.s. et source de dynamisme dans les campagnes », précise-t-elle.

Augmenter la place disponible

Réagissant également à l’annonce de ces clusters dans les abattoirs, et pour éviter « des mesures de fermetures », le Modef demande de son côté la mise en place de mesures sanitaires. 

« Il est urgent que les abattoirs puissent bénéficier d’aménagement de leurs locaux notamment en utilisant des « Algeco » en guise de vestiaires pour que les travailleurs soient mieux protégés à leurs arrivées et à leurs départs », explique le syndicat dans un communiqué du 19 mai 2020.

« En augmentant la place disponible des vestiaires, les distances sanitaires pourront être mieux mises en place. Il est primordial que les salariés soient protégés »,, insiste-t-il

M-A.B